Antoinette Fouque

Antoinette Fouque

En 1964, Antoinette Fouque (http://antoinettefouque.tumblr.com/) est maman, elle prend dès lors conscience des problèmes qu’une femme rencontre lorsqu’elle doit assumer ses mission de mère et de femme tout en exerçant un métier. La cité phocéenne a vu naître cette grande militante en 1936. De ses années passées dans un contexte ouvrier, Antoinette Fouque va garder toute sa vie un ancrage politique marqué à gauche.

C’est en 1972 à l’université de Vincennes qu’Antoinette Fouque s'associe à une UV clandestine sur la sexualité féminine sous la houlette de Luce Irigaray, philosophe féministe. La jeune femme s'est d'abord lancée dans l'enseignement après avoir décroché son diplôme Lettres. C’est elle qui a lancé le cercle Psychanalyse et Politique, l'un des courants du Mouvement de libération des femmes (MLF). Antoinette Fouque travaille avec des sociétés d'édition en plus de l'enseignement.

Antoinette Fouque soutient les femmes en luttes sur toute la planète

Lors d'une manifestation du MLF à Paris, Antoinette Fouque clame : « Il y a plus inconnu que le soldat inconnu : sa femme ! ». Chevalier des Arts et lettres et Commandeur de la Légion d'honneur, cette militante de toujours meurt à Paris le 20 février 2014. le Club Parité 2000 et l’Observatoire de la Misogynie ont été fondés par cette militante. Antoinette Fouque s’engage aux côtés d'Aung San Suu Kyi face à au régime militaire birman.

Antoinette Fouque, du MLF à l’Alliance des femmes pour la démocratie

Antoinette Fouque se met en retrait du Mouvement de libération des femmes lorsqu'elle s'envole pour les Etats-Unis au début de la décennie 80. Le MLF, à cette époque en proie à des luttes intestines, a de moins en moins d'activistes. Afin d'empêcher toute récupération par les partis politiques, la marque MLF a été déposée. Antoinette Fouque et les autres militantes choisissent d'enregistrer le MLF avec le statut d’une association, à la fin de la décennie 70.

Avec des centaines d'ouvrages consacrés à la réflexion des femmes, la société d’édition d’Antoinette Fouque aide de multiples auteures à diffuser leurs idées. Sa maison d'édition donne l'opportunité à Antoinette Fouque de mettre en avant la force créatrice des femmes. Elle fonde sa propre société d'édition, appeléeLes Editions des femmes au tout début de la décennie 70. Les Librairies des femmes voient le jour à la même époque dans les trois plus grandes villes françaises. L'ensemble de la production littéraire féminine de l’époque est présentée dans sa première librairie dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés à Paris.

Ecrivaine et théoricienne

Antoinette Fouque n'était pas tout à fait en phase avec Simone de Beauvoir et son concept du deuxième sexe. Evidemment, l'auteure a écrit dans plusieurs livres collectifs et pris part à de multiples débats. La théoricienne exécre les "-isme", qui, d'après elle, renvoient à une théorie. Elle fait dès lors naître le nom "féminologie". La lutte d’Antoinette Fouque n'a rien à voir avec un activisme féminin sans concessions, elle défend la place de mère.